Vanessa Demouy : "Demain nous appartient a changé ma vie"

Vanessa Demouy : "Demain nous appartient a changé ma vie"©Giancarlo Gorassini, BestImage

, publié le 4 février

Depuis 2018, Vanessa Demouy prête ses traits à Rose Latour dans la série à succès de TF1 "Demain nous appartient". À l'écran, elle incarne une femme bipolaire. Une première pour l'actrice qui aborde dans les colonnes du Parisien les difficultés à interpréter un personnage atteint d'une telle maladie.

Révélée à 19 ans dans "Classe Mannequin", Vanessa Demouy a dû vivre avec une étiquette de bimbo pendant plusieurs années. À 46 ans, elle a enfin trouvé un rôle à sa hauteur. Celui de Rose Latour dans "Demain nous appartient". Si au départ, elle ne devait apparaître que pendant six semaines dans le programme, sa performance a séduit le public et elle est désormais l'un des personnages phares de la série. "Les fragilités et les failles de Rose la rendent très humaine. Il y a chez elle une résilience et un optimisme acharné. C'est ce qui a plu au public", déclare-t-elle au Parisien.

"Le public aime les personnages ambivalents"

À la fois enragée, violente, passionnée et douce, le personnage de Rose Latour n'est pas simple à jouer : "Cette bipolarité est une bombe qu'elle a en elle et qui peut resurgir à tout moment. Le public aime les personnages ambivalents." Alors, pour représenter au mieux cette maladie qui touche environ 600 000 personnes en France, l'actrice s'est documentée : "J'ai même demandé conseil à mon psy. Tout le challenge est de ne pas caricaturer ou trahir la réalité de cette maladie dont on parle beaucoup mais qu'on connaît peu." Sa performance est réussie car elle avoue recevoir beaucoup de courrier de malades.

Ces dernières années, Vanessa Demouy s'est consacrée principalement au théâtre et à ses deux enfants nés de son union avec Philippe Lellouche. C'est donc très heureuse qu'elle a retrouvé le chemin des plateaux de tournage : "'Demain nous appartient' a changé ma vie, ça a été un cadeau du ciel. Ce rôle est arrivé à une période de doute absolu. J'avais besoin d'un saut dans le vide. J'ai frappé aux portes pour dire qui j'étais, avec humilité, ça a été compliqué... Dans ce métier, loin des yeux, loin du coeur."

Les commentaires sont désactivés pour cette page.