Charles Aznavour : un acteur à la carrière internationale

Charles Aznavour : un acteur à la carrière internationale©Chris Delmas, BestImage

, publié le 2 octobre

Décédé à l'âge de 94 ans, le 1er octobre 2018, Charles Aznavour laisse derrière lui une vaste filmographie composée de plus de 80 films et téléfilms, aussi bien en France qu'à l'étranger.

Polyglotte, celui qui se qualifiait de "comédien chantant" et non pas de "chanteur qui joue la comédie" dans une interview au Figaro a évidemment donné des concerts dans le monde entier, mais a également tourné dans plusieurs productions étrangères. Car s'il a marqué les cinéphiles français avec notamment "Tirez sur le pianiste" ou "Un taxi pour Tobrouk", Charles Aznavour s'est également illustré à l'international avec "Candy", par exemple, son premier film en anglais, dans lequel il donne la réplique à des monstres du cinéma comme Marlon Brando et Richard Burton, ou encore dans la première adaptation en couleur des "Dix petits nègres" d'Agatha Christie avec Oliver Reed, Richard Attenborough et Orson Welles.

D'un film oscarisé à l'hommage à ses racines

En 1979, Charles Aznavour tournera en allemand pour Volker Schlöndorff dans "Le Tambour", long-métrage qui obtiendra l'Oscar du Meilleur film étranger, et dont il se dira particulièrement fier. Cette adaptation du roman de Günter Grass met en scène un petit garçon qui refuse de grandir sous le régime nazi. Le chanteur y incarne Sigismund Markus, le vieux marchand de jouets juif d'où proviennent les fameux tambours de l'enfant, qui finira par se suicider après la destruction de sa boutique par des membres du parti nazi. Malgré un temps à l'écran très court, les critiques salueront sa performance.

S'il se fait ensuite plus rare au cinéma, Charles Aznavour rendra hommage à l'histoire de sa famille grâce à "Ararat" en 2002, un film signé du réalisateur canadien d'origine arménienne Atom Egoyan. Présenté à Cannes en Sélection Officielle, celui-ci traite de l'histoire collective de la haine en s'intéressant plus particulièrement au génocide arménien de 1915, celui-là même qui avait obligé sa mère à quitter son pays.

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