Centenaire de Michel Audiard, maître de la punchline : 5 répliques culte

Centenaire de Michel Audiard, maître de la punchline : 5 répliques culte©Dalmas, Sipa

, publié le 15 mai

Un style affûté, des mots bien pesés et un déballage tout aussi maîtrisé ont fait de Michel Audiard, en plus de 120 films, le plus célèbre dialoguiste du cinéma français. Né le 15 mai 1920, le virtuose du scénario aurait eu 100 ans. Souvenir de cinq de ses plus belles répliques en son hommage !

"Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner"

D'une voix grave et assurée, le commissaire Louis Joss que joue Jean Gabin balance ces quelques mots assassins qui font mouche auprès de son interlocuteur inspecteur. Succès populaire, le film "Le Pacha" (1968) de Georges Lautner rend cette réplique mythique. L'insulte "con" sera le coeur d'autres phrases phares que l'on doit à Michel Audiard comme "Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" des célèbres "Tontons flingueurs" (1963), ou encore "- Ça court les rues les grands cons ! - Ouais mais celui-là, c'est un gabarit exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon" dans "La cave se rebiffe" (1961).

"Si vous y allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois, vous serez en avance sur l'horaire"

Sur une route déserte, le chauffeur d'un car se dispute avec un auto-stoppeur qui lui claque la porte de son véhicule au nez en prononçant cette suite de mots, qui ne manque pas de faire franchement sourire, dans "Les Vieux de la vieille" (1960) de Gilles Grangier. Ce dernier est l'un des cinéastes avec lesquels il collaborera le plus comme André Hunebelle, Georges Lautner, Henri Verneuil et Philippe de Broca.

"Au cimetière, au moins, on sait où il est. On le verra plus souvent qu'avant"

"On ne meurt que deux fois" (1985) est l'un des derniers scénarios écrit par Michel Audiard, pour Jacques Deray, avant sa disparition en juillet 1985. Porté par Michel Serrault et Charlotte Rampling, le film sortira en salles à titre posthume et compile des répliques bien placées comme cette phrase mélangeant subtilité et humour noir.

"Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon"

"Cent mille dollars au soleil" (1964) d'Henri Verneuil réunit Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier, trois acteurs fétiches de Michel Audiard. Les dialogues servent généreusement ce trio comique qui multiplie les ripostes légendaires. Un grand succès populaire et indémodable !

"Dans l'amour, ce qui m'envoûte, c'est la pluralité subjective. Même à deux, on est six : toi, moi. Celui que je pense que tu es, celle que tu crois être moi. Celle que je pense être, celui que tu voudrais être, plus tous ceux qu'on aurait pu être"

Loin de l'argot parisien, Michel Audiard manie aussi bien les termes tout en sobriété, allant même vers le questionnement métaphysique. Dans "La Chasse à l'homme" d'Édouard Morano, il décrit en quelques lignes les tourments d'une jeune femme. Avec un regard face caméra, c'est le spectateur qu'interroge l'actrice Marie La Forêt, à cheval entre poésie et philosophie.

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