Alain Chabat : "Je finis toujours par penser comédie"

Alain Chabat : "Je finis toujours par penser comédie"©Giancarlo Gorassini, BestImage

, publié le 9 avril

À l'occasion de la sortie en VOD de "#Jesuislà" d'Éric Lartigau avec Alain Chabat en tête d'affiche, Première est revenu avec l'acteur sur sa passion pour la comédie.

"#Jesuislà" marque le retour d'Alain Chabat dans un premier rôle. Si il a "régulièrement des propositions", l'acteur a besoin d'être passionné par le sujet : "Il faut que le projet me plaise évidemment, me parle au moment précis où on me le propose et que les réalisateurs et les partenaires m'emballent."

Acteur, réalisateur, producteur, scénariste, Alain Chabat multiplie les casquettes, mais ça ne l'empêche pas de prendre du plaisir à jouer sous la direction d'un autre. Interpréter lui plaît mais "pour cela, j'ai besoin d'être dans les mains de quelqu'un qui a un point de vue, même si je ne comprends pas tout. C'est le fil rouge de tout ce que j'ai pu accepter, d'Agnès Jaoui à Gondry en passant par Quentin Dupieux. Je pars toujours du principe que si ces réalisateurs me demandent de jouer telle ou telle partition, c'est qu'ils m'en pensent capable. Et je sais aussi que je trouverai chez eux quelque chose en plus de ce que je vois écrit dans leurs scénarios. C'est une question de confiance et je me mets dès lors à leur service."

"Je n'ai pas cette obsession de rôles plus graves"

Si plus jeune il rêvait de faire "de la bande dessinée animée et de l'animation", il va trouver son bonheur en jouant avec Les Nuls. Bien qu'Alain Chabat se soit essayé au registre dramatique dans "Le Cousin" d'Alain Corneau aux côtés de Patrick Timsit, son penchant pour la comédie le rattrape rapidement : "Je ne peux pas dire que je trouve ma prestation fantastique mais qu'importe, bosser avec lui reste un souvenir incroyable. Je n'ai donc pas choisi de faire ce film pour m'exprimer dans un registre dramatique. J'aurai plutôt la démarche inverse : ne faire que de la comédie. Je n'ai pas cette obsession de rôles plus graves qui me vaudraient éventuellement plus de reconnaissance." Et ajoute : "Sur n'importe quel sujet de départ, je finis toujours par penser comédie. Après la comédie peut évidemment prendre plein de formes. "#Jesuislà" en est une sa manière, plus émouvante. Quand je me mets à écrire, je n'ai pas de genre précis en tête mais à un moment ou à un autre, la comédie finit par revenir."

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