Visconti, Kubrick, César et Rosalie... Quels films ont marqué Didier Bourdon ?

Visconti, Kubrick, César et Rosalie... Quels films ont marqué Didier Bourdon ?©Mars Distribution - Didier Bourdon dans "Vive la vie" (2005) d'Yves Fajnberg., DR

, publié le 13 mai

En pensant à Didier Bourdon, ce qui vient instantanément à l'esprit d'un spectateur français est le mot "comédie". Si sa répartie caustique et son physique faussement bougon l'ont emmené sur le terrain du rire, brillamment manié avec Les Inconnus, l'homme n'est pas étriqué dans un registre. Il le prouve en dévoilant ses films favoris.

Contrairement aux longs-métrages grands publics dans lesquels il tourne habituellement, Didier Bourdon aime aussi le drame, le thriller ou encore le fantastique. Lors d'un entretien sur "les films de sa vie" pour Europe 1, samedi 8 mai 2021, l'ami de Pascal Légitimus et Bernard Campan a révélé des goûts pointus. Il a affirmé son penchant pour des réalisateurs bien connus des cinéphiles, en commençant par Luchino Visconti : "Quand j'étais jeune, j'avais beaucoup aimé 'Mort à Venise' (1971) de Visconti. Parce que j'aimais beaucoup cette ambiance, la musique. Et puis, dans le film, il y avait une jeune fille qui ressemblait à la fille dont j'étais amoureux à l'époque. Et puis la poésie, ce côté un peu dégradé, et Visconti quand même ! J'ai aussi beaucoup aimé 'Le Crépuscule des dieux (1973)', qui a très bien vieilli."

Son coup de coeur pour "Barry Lyndon"

Didier Bourdon a continué en évoquant le travail d'un autre maître du septième art, Stanley Kubrick : "Globalement, il suffit que je retombe sur des films pour replonger. Comme par exemple 'Barry Lyndon' (1975) l'autre jour, ou même '2001, l'Odyssée de l'espace'. La fin est toujours décevante, mais je crois que ça représente la vie : la fin est toujours décevante." Pour lui, le premier est "une réussite dans l'ensemble". C'est aussi la bande originale qui a le plus marqué sa vie et l'un des films qui l'a le plus fait pleurer : "Je pleure plus qu'avant. Mais je ne suis pas le seul, parce que même Flaubert disait qu'en vieillissant, on pleure de plus en plus. (...) Du coup, il y a des moments où je zappe. Par exemple, le moment de Barry Lyndon où il raconte l'histoire de l'attaque des soldats au moment où son enfant va mourir, je ne peux plus regarder ça, c'est fini."

Celui qui a joué "La Cage aux Folles" au théâtre a conclu en dévoilant la plus belle scène du cinéma à ses yeux : "Peut-être dans 'César et Rosalie' (1972). Entre Yves Montand et Romy Schneider, il y a quelque chose de formidable. En plus, mon papa ressemble un peu à Yves Montand. Je pense aussi au film 'The Square' (2017), avec la scène où l'acteur fait le gorille."

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