Vincent Lindon, l'indigné

Vincent Lindon, l'indigné
Vincent Lindon est un acteur libre et engagé

publié le 18 septembre

L’acteur français est à l’affiche du film poignant de Stéphane Brizé, Quelques heures de printemps. Il prouve plus que jamais son goût pour les sujets engagés et sensibles.

La réussite n’est pas le fruit du hasard. En tous cas, pas pour Vincent Lindon. L’acteur est, incontestablement, l’un des acteurs préférés des Français. Parce qu’il joue juste et parle vrai. Fils d'un riche industriel et neveu de Jérôme Lindon, le fondateur des Editions de Minuit, l’acteur s’est rapidement consacré au cinéma, comme en atteste sa première expérience en tant que chef-costumier sur le tournage de Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais. Durant les années 80, il participe à de nombreux succès, comme le 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix, ou L’Etudiante avec la jeune Sophie Marceau.

Mais c’est à partir de la décennie suivante que Vincent Lindon va s’affirmer dans des premiers rôles à forte résonance sociale. Dans le film La Crise (1992) de Coline Serreau, par exemple, et son personnage, Victor, plein de suffisance qui retrouve ses valeurs au contact d’un SDF. Ou dans Ma petite entreprise de Pierre Jolivet, où il campe Ivan, un entrepreneur en pleine crise financière qui veut éviter à tout prix la faillite. On pourrait citer d’autres films qui montrent l’engagement de l’acteur auprès de ceux et celles qui souffrent le plus : Chaos (2001), Ceux qui restent (2007), Welcome (2009) ou encore Toutes nos envies (2010). Vincent Lindon le clame haut et fort : il faut s'indigner !

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