Second Tour : le prochain film mordant d'Albert Dupontel

Second Tour : le prochain film mordant d'Albert Dupontel©Wild Bunch / Nathalie Eno - Albert Dupontel dans "Président" (2006) de Lionel Delplanque., DR

, publié le 26 mai

Tant de distinctions pour "Adieu les cons" ont donné envie à Albert Dupontel de se remettre vite au travail pour livrer un deuxième message aux spectateurs. Dans les colonnes du Journal du Dimanche, vendredi 21 mai 2021, le cinéaste a partagé les grandes lignes de son prochain projet.

Après l'ovation des César, "Adieu les cons" repart pour un fructueux tour de piste dans les salles obscures. Son créateur farfelu réfléchit déjà à la suite et prouve qu'il a intarissablement de la suite dans les idées avec "Second Tour". En prenant pour thème central la politique alors que l'élection présidentielle de 2022 approche à grands pas, le huitième long-métrage de la filmographie d'Albert Dupontel se veut volontairement incisif. Cette "fable politique avec une dimension de thriller" a dévoilé quelques éléments de son intrigue. "On y suivra une journaliste enquêtant sur une campagne électorale car l'un des candidats qu'elle a connu enfant plein de bizarreries, se présente désormais comme un homme tout propre et lisse...", a expliqué le réalisateur de "Bernie" et "Au revoir là-haut" au Journal du Dimanche.

De la politique mais aussi de l'intime

Albert Dupontel n'en a pas encore terminé l'écriture mais il bouillonne d'impatience à l'idée d'entrer en tournage pour "parler des gens qui nous gouvernent et qui sont incapables de reconnaître leurs erreurs", comme il l'a confié à 20 Minutes. L'oeuvre sera aussi inspirée de "souvenirs personnels", "notamment des premières histoires d'amour qui n'aboutissent jamais mais laissent des cicatrices indélébiles". "Je ne comprends plus ces gens incapables de porter des discours cohérents et qui donnent des coups de matraque si on les contredit. C'est ce qu'essaiera de raconter le film", a-t-il affirmé au JDD. Celui qui est aussi un excellent interprète y jouera peut-être un rôle. Après tout, il était déjà le président de Lionel Delplanque en 2006.

Les commentaires sont désactivés pour cette page.