Romain Duris raconte sa plongée dans le rôle de Gustave Eiffel

Romain Duris raconte sa plongée dans le rôle de Gustave Eiffel©Antonin Menichetti/Pathé - Romain Duris dans Eiffel de Martin Bourboulon, au cinéma le 5 mai 2021., DR

, publié le 1 avril

Après avoir fait valser le couple formé par Marina Foïs et Laurent Lafitte dans "Papa ou maman", Martin Bourboulon plonge dans le XIXe siècle pour mettre en scène la vie de Gustave Eiffel. Alors au sommet de sa carrière, il bascule lorsque son chemin croise celui de son amour de jeunesse. Pour prendre la tête d'affiche, le cinéaste a sollicité Romain Duris, qui raconte son incursion dans ce rôle historique dans les colonnes du numéro du mois d'avril de Première, actuellement en kiosque.

Face à la caméra de Martin Bourboulon, Romain Duris prend les traits de Gustave Eiffel. Au travers de ce biopic qui raconte l'épopée de l'ingénieur alors au sommet de sa carrière qui recroise son amour de jeunesse (Emma Mackey), le réalisateur offre aux spectateurs une représentation historique où "les costumes jouent un rôle important", comme le détaille l'acteur : "Il ne faut jamais perdre de vue qu'Eiffel est un artiste. Donc s'il est chic quand il se retrouve en représentation, il faut s'autoriser à le déstructurer dès qu'il travaille. Je n'avais pas envie d'être guindé."

"Je suis la logique de ce que montre le film"

Pour se préparer à ce rôle de "l'ingénieur précurseur", Romain Duris explique : "En créant mon personnage, je me fiche de savoir s'il avait un ego démesuré ou non. Je suis la logique de ce que montre le film : un fonceur, un homme capable de haranguer les foules, d'aller au bout d'un projet aussi dingue que cette tour, tout en ayant au fond de lui cette fragilité liée à un amour impossible." Et de poursuivre : "J'ai conscience que je me créer un bagage dont, sur le plateau, je vais devoir me libérer pour suivre la dynamique forte qui découle du scénario. Lâcher les chevaux pour jouer un film qui avance à toute allure. S'enfermer dans une construction trop puissante du personnage aurait gâché tout ça. Le but est, à l'inverse, de rester spontané, dans l'instant."

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