Profession du père : Benoît Poelvoorde maître dans l'art du mensonge

Profession du père : Benoît Poelvoorde maître dans l'art du mensonge©Caroline Bottaro/Ad Vitam, DR

, publié le 2 novembre

De sa version littéraire livrée par l'écrivain, Sorj Chalandon, le roman "Profession du père" devient un long-métrage à destination des salles de cinéma, sous la direction du réalisateur Jean-Pierre Améris. À l'affiche dès le 20 janvier 2021, le film rassemble Benoît Poelvoorde, Audrey Dana et Jules Lefebvre.

Après "Les Emotifs anonymes" (2010) et "Une famille à louer" (2015), le réalisateur Jean-Pierre Améris s'entoure à nouveau de Benoît Poelvoorde pour son onzième long-métrage, "Profession du père". L'adaptation cinématographique du roman de Sorj Chalandon se résume ainsi : "Lyon, 1961. Émile Choulans a douze ans. Son père est un héros : il raconte qu'il a été champion de judo, parachutiste, footballeur, espion et même conseiller particulier du Général de Gaulle. Maintenant il veut sauver l'Algérie française ! Fasciné et fier, Émile est prêt à suivre son père dans les missions les plus dangereuses et s'en acquitte avec le plus grand sérieux. Mais si tout ce que raconte le père de ses exploits était faux ? Et si toute cette aventure allait trop loin pour un enfant ?" Dans la famille Choulans, Benoît Poelvoorde est le père(André), Audrey Dana la mère (Denise) et Jules Lefebvre, le fils, Émile.

Un projet intime

À la lecture de "Profession du père", le réalisateur a retrouvé "toute l'ambiance familiale, les peurs, les tensions de sa propre enfance", livrant ainsi un projet qui a "quelque chose de très intime", comme il l'explique dans le communiqué de presse : "Le roman est beaucoup plus noir que ne l'est le film. Simplement parce que je n'ai pas été un enfant martyr. Il y a de l'amour dans la complicité entre le père et le fils, qui est celui que j'ai pour mes parents. Je reste toujours à chercher la rédemption et le pardon. Pas Sorj. De plus, je voulais que le film possède une sorte de fantaisie qui fasse écho à la folie de ce père. Inventer sa vie peut parfois être plus gai que la vie réelle."

Ainsi, comme dans sa version littéraire, le long-métrage est mis en scène du point de vue de l'enfant. Un fil conducteur que le réalisateur a tenu à préserver : "Tout est vu et entendu par lui. Il fallait remettre les spectateurs dans son point de vue. Il fallait que, comme lui, on puisse croire le père, qu'il y ait cette beauté de la croyance enfantine. D'autant plus que là il prétend avoir été héros de la guerre, champion de judo, créateur des Compagnons de la chanson... Émile est bouche bée."

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