Présidents : devant le scénario, Jean Dujardin pensait à un duo Gabin-De Funès

Présidents : devant le scénario, Jean Dujardin pensait à un duo Gabin-De Funès©VANSTEENKISTE STEPHANE - Jean Dujardin lors de la conférence de presse du film "Un + une" à Lille, le 4 novembre 2015., BestImage
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, publié le 25 juin

Prochainement à l'affiche de "Présidents" aux côtés de Grégory Gadebois, Jean Dujardin a accordé une longue interview au Point, publiée le 23 juin 2021. L'occasion pour l'acteur de "The Artist" de revenir en détail sur le sujet du film.

Dans "Présidents", le nouveau film d'Anne Fontaine à l'affiche le 30 juin prochain, Jean Dujardin incarne un ancien président, double de Nicolas Sarkozy, contraint de s'allier à un faux François Hollande (Grégory Gadebois) pour relancer son retour en politique. Dans une nouvelle interview pour Le Point, l'interprète de OSS 117 ne tarit pas d'éloges sur son partenaire à l'écran et compare leur duo à un tandem mythique du cinéma : "(Grégory) Gadebois a du Gabin. En lisant le scénario, j'imaginais un duo Gabin-de Funès. Je venais de jouer avec lui dans 'J'accuse', il n'avait jamais fait d'incursion dans la comédie et je voulais partager ça avec lui."

"Ne pas entrer dans le personnage de Nicolas Sarkozy aurait été presque de l'ordre du refus d'obstacles !"

Jean Dujardin se défend d'interpréter Nicolas Sarkozy à proprement parler : "Ce n'est pas vraiment lui... Je lui ai fait un peu les poches, mais on s'amuse !", explique-t-il tout en concédant avoir sciemment adopté les tics et les mimiques de l'époux de Carla Bruni : "Avec toutes les particularités qu'il a, ne pas entrer dans le personnage de Nicolas Sarkozy aurait été presque de l'ordre du refus d'obstacles !"

S'il interprète un ancien chef d'État à l'écran et qu'il a eu l'occasion de croiser François Hollande et Nicolas Sarkozy, il avoue ne s'intéresser que très peu à la politique. "Ça ne me donne pas une grande émotion... Mais là, il y avait autre chose à jouer", concède-t-il. Toutefois, il avoue reconnaître chez les deux anciens présidents "un charme des deux côtés", en les qualifiant de "deux animaux qui marchent à la séduction. Avec un côté VRP d'eux-mêmes." Un charisme politique pas si éloigné du métier d'acteur, mais qui selon l'ex-compagnon d'Alexandra Lamy, est surtout caractéristique de notre époque et des réseaux sociaux : "Non seulement tout le monde a envie de plaire, mais tout le monde se met en scène."

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