Pierre Niney : "L'humanité ne peut plus se passer de cinéma depuis 120 ans"

Pierre Niney : "L'humanité ne peut plus se passer de cinéma depuis 120 ans"©Agence, BestImage

, publié le 30 avril

Dans son dernier numéro, paru mercredi 29 avril 2020, le magazine Première a interrogé quarante personnalités sur l'importance du cinéma et leur impatience quant à la réouverture des salles. Parmi ces têtes connues, l'acteur Pierre Niney s'est prêté au jeu !

Robert Zemeckis se remémore "l'expérience collective" et "les spectateurs qui hurlaient jusqu'à en perdre la tête" en voyant "Psychose". De son côté, Pierre Lescure voudrait retourner dans une des salles du Quartier latin (Paris) : "Parce que j'y suis né et que je mourrais sans doute dedans." Eva Green espère voir sur grand écran "Black Widow" tandis que Diane Kruger meurt d'envie de visionner "Mulan" et estime que la salle obscure est "le meilleur endroit pour s'évader, rêver, se perdre dans un monde ailleurs". L'actrice américaine Rose Byrne souhaite, elle, "simplement profiter du fait que c'est nouveau possible". Et qu'en pense la jeune coqueluche du 7e Art français Pierre Niney ? L'ancien de la Comédie-Française a expliqué pourquoi il retournerait au cinéma dès le déconfinement : "Pour la même raison qui fait que l'humanité ne peut plus se passer de cinéma depuis cent vingt ans... C'est une expérience sensorielle, unique, poétique et sociale surpuissante."

"Aller au cinéma, c'est un engagement"

Celui qui adore le cinéma MK2 Bibliothèque (Paris), "On se croirait un peu dans 'Her', c'est calme et beau", témoigne de son manque viscéral : "Le moment partagé avec des gens qui me sont chers mais aussi l'immersion totale quand on décide d'aller en salle. Ça n'a rien à voir avec le fait de regarder un programme sur sa télé. Aller au cinéma, c'est un engagement : on paye sa place, on est dans le noir. C'est sacré et c'est souvent une expérience forte. Dans un monde où notre attention est de plus en plus sollicitée simultanément et dans tous les sens, le cinéma est un choix."

Avec émotion, il s'est rappelé sa première séance sans papa et maman mais avec les copains : "J'ai un souvenir très fort du mercredi de la sortie de 'La Tour Montparnasse infernale' avec Eric et Ramzy. Immense moment de joie et d'indépendance. J'avais 11 ans. C'était la première fois que j'avais le droit d'aller au cinéma uniquement avec des amis. Et j'étais littéralement par terre de rire. Vraiment. Assis entre les rangées, en larmes." Et comme le conclut la comédienne Ana Girardot : "Il n'y a jamais besoin de raison pour aller au cinéma."

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