Olivier Assayas, l'homme aux multiples caméras

Olivier Assayas, l'homme aux multiples caméras

Connie Nielsen dans Demonlover

publié le 16 novembre

À ces réalisateurs qui explorent les mêmes thématiques dans toute leur carrière, d'autres semblent considérer les films comme un terrain d'expérimentation. Olivier Assayas est de ces metteurs en scènes, guidés par une curiosité rafraîchissante et insondable.
Critique de cinéma passé de l'autre côté de la plume comme ses pères de la Nouvelle Vague, Assayas entame sa carrière avec des films intimistes étiquettés auteur (Désordre, Paris s'éveille, Une nouvelle vie, L'Eau froide).

La machine déraille pour créer de belles étincelles avec Irma Vep en 1996, récit d'un remake des Vampires de Louis Feuillade avec Maggie Cheung. Un objet non identifié mais mémorable. Il hésite avec Fin août, début septembre, simple chronique sentimentale, puis embraye avec les ambitieuses Destinées sentimentales en 2000.
Son premier film en anglais résume bien son désir de ne pas se plier aux conventions. Tordu et obscur, le fascinant Demonlover avec Connie Nielsen déconcerte la critique à Cannes. Il y reviendra avec le drame Clean qui vaudra le Prix d'interprétation à Maggie Cheung. Le thriller Boarding Gate avec Asia Argento, le film chorale L'Heure d'été avec Juliette Binoche, la mini-série événement Carlos avec Edgar Ramirez et un Après mai sur la jeunesse de 68 confirment que Olivier Assayas est insaisissable.

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