Michel Blanc : "J'ai tout de suite vu Jean-Claude Dusse comme une chance"

Michel Blanc : "J'ai tout de suite vu Jean-Claude Dusse comme une chance"©Colin Max, Sipa
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, publié le 17 avril

Comme tous les joyeux larrons du Splendid, Michel Blanc a connu la gloire avec ce classique de la comédie qu'est "Les Bronzés" (1978). Interprète et réalisateur, il a su transcender son personnage de Jean-Claude Dusse mais explique le tournant qu'il a été dans sa carrière.

Le magazine Première surfe sur la vague de nostalgie de la fin des années 1970 et du début des années 1980 en interrogeant Michel Blanc sur cette période qui l'a mis irréversiblement en lumière. Avec ses copains Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Christian Clavier et Dominique Lavanant, ils écrivent un scénario devenu culte. Parmi les vacanciers à qui une multitude de tracas arrivent, il y a Jean-Claude Dusse. Ce rôle apparaît comme une aubaine au comédien qui, à l'époque du café-théâtre, ne parvenait pas à s'imposer sur scène : "Dans la bande du Splendid, on n'écrivait pas nos propres rôles mais ceux de tout le monde. Cependant, assez vite, on voyait qui allait jouer quoi. Et quand j'ai compris que Jean-Claude Dusse allait être pour moi, j'y ai tout de suite vu une chance. Jusque là, je n'avais pas encore trouvé mon emploi comique. Sur scène, par exemple, Gérard (Jugnot) faisait bien plus rire que moi. Quand je le remplaçais dans 'Le père Noël est une ordure', j'enchaînais bide sur bide !"

"Je trouvais ça vulgaire d'écrire une suite aux Bronzés"

Pour donner vie à ce drôle d'oiseau chauve, Michel Blanc a une idée d'interprétation bien rodée : "J'ai pensé à Woody Allen, à un personnage névrosé, physiquement fragile, qui, non seulement n'arrive pas à séduire, mais n'est même pas remarqué par les femmes. Avec ce rôle, j'avais donc trouvé mon rire et je l'ai en effet développé chez Patrice (Leconte, le réalisateur, ndlr)."

Le succès est fracassant, le public en redemande. En coulisses, le comédien de maintenant 68 ans n'est pas convaincu de faire un nouvel opus et participe, de loin, au scénario : "Je trouvais ça vulgaire d'écrire une suite aux 'Bronzés'. Donc je n'ai pas participé à ce qui se révélera être le meilleur des deux films ! (rires) Et, sur le plateau, l'ambiance n'était pas si bonne entre nous, comme si quelque chose s'était cassé. On m'en voulait forcément un peu et logiquement d'ailleurs d'avoir un peu brisé la cohésion du groupe. Les copains ont pu croire que j'avais pris la grosse tête. C'est d'ailleurs le seul moment de tension qu'on a connu." Et puis, sur un malentendu, ça a marché !

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