Même terrassé, le cinéma espagnol bouge encore

Même terrassé, le cinéma espagnol bouge encore
Operacion E avec Luis Tosar

publié le 8 octobre

A l’heure actuelle, Luis Tosar est en pleine promotion de son prochain film, Operación E : une production franco-espagnole à découvrir sur les écrans à partir du 7 novembre.

A ce titre, évoquant la santé du cinéma ibérique, l’acteur espagnol au trois Goya faisait le constant suivant dans les colonnes de La Dépêche : « A l’inverse d’un montage photo paru dans la presse française où figurait une croix, le cinéma espagnol n’est pas mort mais il souffre atrocement. Hier, 100 à 150 films étaient produits en Espagne. En 2012, il n’y en aura eu que 26. Les réductions budgétaires et la flambée des taxes étatiques qui sont passées de 8 à 21% en sont la cause. »

Pour les contemporains, le cinéma espagnol a toujours été rythmé par les films de Luis Buñel, avant qu’un Pedro Almodóvar ne devienne le chantre de La Movida : renaissance culturelle après les années de plomb franquistes. Depuis une dizaine d’années, s’appuyant sur les cadors Jess Franco , Jorge Grau ou Narciso Ibanez qui ont influencé un George A. Romero , le cinéma espagnol a développé une nouvelle corde à son arc : le cinéma d’horreur. Ces plus terrifiants représentants : Jaume Balagueró , Álex de la Iglesia , Guillermo del Toro , Nacho Cerda (voir Abandonnée ), Paco Plaza , Alvaro Fernandez Almero ou encore Christian Molina ... Bref, la crise est bien présente mais n'entame pas la créativité et l'envie des cinéastes espagnols !

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