Lucien Jean-Baptiste prépare un film sur sa vie

Lucien Jean-Baptiste prépare un film sur sa vie©COADIC GUIREC, BestImage

, publié le 12 février

À l'affiche d'une nouvelle série sur France 2, diffusée ce mercredi 12 février, l'acteur était l'invité de l'émission L'équipée sauvage, sur Europe 1, mardi 11 février 2020. Lucien Jean-Baptiste en a profité pour dévoiler ses futurs projets pour le cinéma.

Celui qui s'est fait connaître du grand public grâce à "La Première étoile" sera ce soir sur France 2, avec la suite de son film "Il a déjà tes yeux" (2017), adapté pour la télévision, en série. Toutefois, s'il se permet un virage vers le petit écran, il n'a pas l'intention d'abandonner le cinéma.

Au micro d'Europe 1, mardi 11 février, Lucien Jean-Baptiste a dévoilé ses projets à venir. En préparation, un film autobiographique : "On a commencé à bâtir le squelette du prochain long-métrage, qui va raconter ma vie en banlieue de 1970 à 1982. C'est une période où la banlieue est passée de l'espoir au total désespoir. Je vais essayer de rire avec ça... mais ça va être difficile." Un projet ambitieux donc, dans lequel va se lancer la voix française de Chris Rock et Martin Lawrence.

"Nos jolis manèges colorés se grisaillent, rouillent"

Né en 1964 à Fort-de-France, Lucien Jean-Baptiste a quitté sa terre natale à 3 ans avec l'utopie urbaine de la vie de banlieue née dans les années 1950 : "Le Bumidom était un bureau qui disait aux Martiniquais de venir en France. 'Vous allez avoir un HLM, un poste dans la fonction publique, etc.' C'était un billet aller, sans retour. Il y a eu tout un mouvement comme ça, je suis issu de ça." Alors qu'il grandit dans le Val-de-Marne, il assiste à la fin du mirage : "C'était une époque où l'on était tous tourné vers la France. Et puis, en 1974, la crise arrive, on commence à chercher des responsables. Il y a de moins en moins de boulot, nos jolis manèges colorés se grisaillent, rouillent."

En abordant le sujet des banlieues, il est impossible de ne pas penser aux "Misérables" de Ladj Ly. "En 1980, il y a une musique qui arrive : le rap. On nous dit : 'C'est votre musique, votre culture est par là'. Aujourd'hui, on en est à parler de 'misérables'. J'adore Ladj Ly, son film est magnifique, mais je voudrais dire à tous les jeunes, issus comme moi de banlieue, que ce ne sont pas des misérables ! Ce sont des seigneurs. Ils ont tous des rêves à réaliser, qu'ils se battent pour ça !", a-t-il conclu.

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