Loi anti-IVG en Géorgie : Netflix, Disney, Warner menacent de ne plus y tourner

Loi anti-IVG en Géorgie : Netflix, Disney, Warner menacent de ne plus y tourner©Mike Kemp, Getty Images
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, publié le 3 juin

La Géorgie, comme plusieurs autres états américains, vient d'adopter une loi durcissant les conditions d'accès à l'avortement. Un choix dénoncé par de nombreuses personnalités hollywoodiennes et même des grands groupes qui menacent de ne plus tourner dans l'état si la loi est appliquée.

Aux États-Unis, plusieurs états durcissent actuellement leur politique concernant l'IVG. En Géorgie, une loi interdisant les avortements dès que les battements du coeur du foetus sont perceptibles vient par exemple d'être adoptée. Or, cela correspond à la sixième semaine de grossesse, soit un stade où la plupart des femmes ne savent même pas encore qu'elles sont enceintes. Cette loi très restrictive doit entrer en vigueur en 2020 et, si elle n'est pas invalidée d'ici là par la justice, plusieurs grosses firmes américaines pourraient arrêter de tourner dans cet état pourtant prisé pour ses dispositifs fiscaux très avantageux.

Une loi surveillée de près

C'est Netflix qui a en premier tiré la sonnette d'alarme. "Étant donné que la législation n'est pas encore entrée en vigueur, nous continuerons à tourner là-bas, tout en soutenant aussi les partenaires et les artistes qui ont choisi de ne pas le faire. Si la loi devait être appliquée, nous aurions une réflexion sur la totalité de nos investissements en Géorgie", a déclaré à Variety le responsable des contenus de la plateforme, Ted Sarandos, le 28 mai 2019.

Quelques jours plus tard, c'est Bob Iger, le PDG de la Walt Disney Company (dont les tournages des derniers Marvel ont eu lieu en Géorgie), qui a assuré à l'agence Reuters : "Je pense que beaucoup de personnes qui travaillent pour nous ne voudront pas travailler là-bas et nous devrons tenir compte de leurs souhaits. En ce moment, nous observons cela avec attention."

Même son de cloche, du côté de WarnerMedia qui a indiqué dans un communiqué : "Nous allons surveiller de près la situation et si la nouvelle loi tient, nous réfléchirons à un autre endroit que la Géorgie pour nos nouvelles productions."

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