Les remakes français de films américains, une nouvelle tendance ?

Les remakes français de films américains, une nouvelle tendance ?
Affiche de "Humpday" dont le scénario de "Do Not Disturb" d'Yvan Attal est inspiré

publié le 2 octobre

Au menu des sorties de la semaine, le nouveau film d’Yvan Attal dément l’idée fixe qu’en cinéma ce soient toujours les Américains qui copient les Français.Depuis une quinzaine d’années, les studios hollywoodiens ont relancé la mode des remakes comme placements rentables. Au sein d’une époque où la production cinématographique nécessite de plus en plus de capitaux, il devient moins hasardeux de miser sur un succès passé. De Boudu sauvé des eaux par Paul Mazursky (1986) à La Totale par James Cameron (1993), les exemples sont nombreux, pas toujours réussis – voir les remakes desDîner de Con , Les Visiteurs , etc. Dans l'autre sens, un certain élitisme français considère qu’on ne touche pas à l’œuvre d’un autre. Pourtant, il existe des exemples. On pense surtout à De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard d'après Fingers de James Toback (1978), ou encore à Double Zéro par Gérard Pirès adapté de Spies Like Us (1985).

A chaque fois, les cinéastes hexagonaux jouent la carte de l’appropriation, plutôt que la pâle copie. Comme le préciseYvan Attal pour Do not disturb remake de Humpday (2009) : « Il n'était pas question pour moi de tout chambouler pour justifier le remake. Je voulais au contraire rester fidèle, en adaptant toutefois à la France. Malgré tout il fallait que ce film devienne le mien et c'était un travail plus qu'intéressant de tourner le sujet d'un autre, de me l'approprier tout en répondant au cahier des charges. » Le réalisateur pourra compter sur un renfort de choix : François Cluzet.

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