Léa Seydoux, "maltraitée" par Kechiche : la douleur ressentie face aux réactions

Léa Seydoux, "maltraitée" par Kechiche : la douleur ressentie face aux réactions©JACOVIDES-MOREAU, BestImage

Marine de Guilhermier, publié le 31 juillet

Quelques mois après la consécration de "La Vie d'Adèle" au Festival de Cannes 2013, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos avaient dénoncé un tournage éprouvant et des agissements douteux de la part d'Abdellatif Kechiche. Aujourd'hui, l'actrice s'avoue encore choquée par les critiques que lui avaient valu ses confidences.

Abdellatif Kechiche fait partie de ces cinéastes qui ne font pas l'unanimité et se retrouvent régulièrement au coeur de polémiques. Ainsi, son dernier film, "Mektoub My Love : Intermezzo", est dans la tourmente depuis sa projection au Festival de Cannes 2019 et une autre de ses oeuvres revient aujourd'hui dans l'actualité : "La Vie d'Adèle", qui lui avait valu la Palme d'or en 2013.

Attaquée très violemment

Invitée du Mag de l'été sur France Inter, ce 29 juillet, l'une des héroïnes du film, Léa Seydoux, est revenue sur la façon dont ses critiques vis-à-vis du réalisateur avaient été accueillies par l'opinion publique. "À l'époque quand je l'ai dit, c'était dans le feu de la promotion du film, j'ai été un peu galvanisée par le succès donc je me suis donnée la permission de m'exprimer là-dessus, mais c'est étonnant comment les gens ont réagi", s'est-elle souvenue. Et de raconter : "Quand j'ai dit qu'il nous avait maltraitées sur le film, c'est quand même incroyable, et un peu choquant, il y a des gens qui m'ont défendue mais il y a aussi une grande partie des gens qui m'ont attaquée très violemment, de façon déplacée."

Celle que l'on retrouvera dans "Roubaix, une lumière" en août prochain a continué : "C'est Abdellatif Kechiche qui a été malin, qui a déplacé le problème, moi j'expliquais à quel point ça avait été douloureux de faire ce film, que j'avais été victime d'un harcèlement moral et psychologique. Il a déplacé le problème en débat social, tout d'un coup (...) je n'avais pas le droit de m'exprimer, c'était rageant et douloureux."

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