Le Capital : Quand la crise est remâchée par le cinéma

Le Capital : Quand la crise est remâchée par le cinéma
Le Capital

publié le 13 novembre

Les Temps modernes de Chaplin et Les Raisins de la colère de John Huston sont parmi les premiers films à avoir capté les secousses économiques et sociales d'un monde sur la brèche, condamné à aligner les catastrophes. Nouvelle pierre à l'édifice de la crise au cinéma, Le Capital de Costa-Gavras, avec Gad Elmaleh en banquier sans foi ni loi, le confirme.

Il y a quelques mois, c'est du côté de Wall Street que la crise financière était brillamment analysée dans Margin Call avec Zachary Quinto, Kevin Spacey et Demi Moore, le temps d'une nuit où le pire a été admis. Même décor lugubre pour Wall Street : L'argent ne dors jamais par Oliver Stone, forcément plus obscur que le premier film en 1987. Sans oublier l'inévitable Michael Moore, qui a pris un malin plaisir à torpiller son pays dans Capitalism : A Love Story en 2009.

Néanmoins, la crise n'est pas forcémet noire. George Clooney a ainsi incarné un expert en licenciement dans In the air de Jason Reitman, qui dérape très vite vers le portrait d'un homme esseulé. Même chose pour The Company Men avec un Ben Affleck forcé à reprendre sa vie en main après avoie été licencié, ou encore la comédie Ma part du gâteau de Cédric Klapisch avec Karin Viard en ouvrière au chômage, confrontée au responsable de ce drame. La preuve que la crise, aussi dramatique soit-elle, reste une toile blanche comme les autres pour le cinéma.

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