L'affiche du Festival de Cannes dédiée à Spike Lee et ses prunelles curieuses

L'affiche du Festival de Cannes dédiée à Spike Lee et ses prunelles curieuses©Bob Peterson & Nike / Hartland Villa - Affiche du Festival de Cannes 2021 formée à partir d'une photographie de Spike Lee., DR

, publié le 18 juin

Remercié pour son attente, Spike Lee est le premier président d'un jury du Festival de Cannes à être représenté sur l'affiche officielle de l'événement, qui aura lieu du 6 au 17 juillet. L'image a été dévoilée jeudi 17 juin 2021.

Entre quatre palmiers dans le vent et deux mouettes en plein vol, le visage de Spike Lee, tronqué pour mettre en valeur ses yeux, est tourné vers ce ciel minimaliste gris. Ses extravagantes lunettes rondes et sa casquette, cette fois-ci agrémentée d'une palme d'or qui est le logo de la compétition, ne mettent nul doute sur son identité. Après des pancartes aux couleurs pop, revisitant des plans mythiques du cinéma (Michel Piccoli gravant les marches de la villa du "Mépris", Marcello Mastroianni remettant en place ses lunettes dans "Huit et demi", ...) ou des photographies iconiques comme dernièrement Claudia Cardinale en pleine danse, l'organisation se tourne vers l'épure avec un noir et blanc impactant.

Retrouvez le dernier film de Spike Lee sur la VOD d'Orange

"Parce que l'impatience est immense de retrouver enfin le décor cannois..."

Accueil en grande pompe pour le réalisateur de "BlacKkKlansman", après avoir accepté de repousser son mandat de président d'un an. À son propos, l'équipe du Festival ne tarit pas d'éloges. "Parce que l'impatience est immense de retrouver enfin le décor cannois : le bord de mer, les palmiers et l'écran noir qui accueillera en page blanche les films de la Sélection officielle. Parce que ce regard curieux qu'il va poser sur le travail de ses collègues cinéastes qui viennent apporter des nouvelles du monde, de leur monde et forcément un peu du nôtre. Parce que ce regard personnel qu'il nous offre depuis son tout premier film : tourné dans la chaleur de l'été 1985 en noir et blanc - déjà -, il bousculait le cinéma - déjà - en imposant un style précurseur, pétri de culture urbaine et populaire (...) Parce que ce regard malicieux qui, malgré questionnements renouvelés et révoltes incessantes depuis près de quatre décennies, ne néglige jamais le divertissement", a justifié le communiqué de presse officiel avant de conclure, comme une évidence, par un "Who else ?" ("Qui d'autre ?").

Les commentaires sont désactivés pour cette page.