Jean-Paul Belmondo "dévasté" par la mort de Jean Rochefort

Jean-Paul Belmondo "dévasté" par la mort de Jean Rochefort©Marechal Aurore, Abaca

Jessica Rat, publié le 11 octobre

Les deux acteurs incontournables du cinéma français s'étaient rencontrés au début des années 1950, alors qu'ils n'étaient encore que novices. Dans les colonnes du dernier numéro de Paris Match, Bébel se souvient de son vieil ami de "la bande du Conservatoire".

Ils étaient sept. Avec Jean-Pierre Marielle, Claude Rich, Bruno Cremer, Pierre Vernier et Michel Beaune, Jean-Paul Belmondo et Jean Rochefort se démarquaient déjà au Conservatoire national d'art dramatique. "Nous avions entre 20 et 23 ans, totalement inconnus mais unis par une volonté farouche de devenir acteurs", se remémore Bébel auprès de Paris Match. Et d'ajouter : "Jean, comme les autres, a travaillé comme un fou pendant ces trois années. Il avait une volonté farouche de gagner sa place dans le répertoire, un acharnement à bosser ses textes." "Dévasté" par la mort de ce dernier, décédé dans la nuit du 8 au 9 octobre 2017, l'acteur de 84 ans célèbre une amitié qui a ainsi traversé six décennies, sans "jamais une ombre au tableau". "Quel beau cadeau nous a donné la vie ! Nous étions heureux ensemble, même dans nos silences", s'émeut-il.

Réunis trois fois au cinéma

Si Jean-Paul Belmondo a connu la gloire le premier, avec "À bout de souffle", ils n'ont pas tardé à profiter tous les deux de la notoriété, réunis sur le grand écran par Philippe de Broca dans "Cartouche" en 1962. Les deux amis se retrouveront trois ans plus tard, sous la houlette du même réalisateur dans "Les Tribulations d'un Chinois en Chine", puis en 1973 avec "L'Héritier" de Philippe Labro.

Jean-Paul Belmondo a redouté la disparition de Jean Rochefort "chaque jour depuis son troisième coma, à l'hôpital Saint-Joseph". De la bande du Conservatoire, ils ne sont aujourd'hui plus que trois. Bientôt la fin d'un grand chapitre du cinéma français.

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