Henri Guybet : "La 7e compagnie, c'est la seule guerre que j'ai aimé faire !"

Henri Guybet : "La 7e compagnie, c'est la seule guerre que j'ai aimé faire !"©NANA PRODUCTIONS, Sipa

, publié le 17 avril

À l'occasion d'une énième diffusion du film "On a retrouvé la 7e compagnie" à la télévision, l'acteur Henri Guybet s'est livré sur cette aventure, à Télé-Loisirs.

Après Noël, c'est la période de confinement qui pousse le retour des classiques du cinéma français à la télévision. Depuis le 17 mars, les téléspectateurs ont pu revoir "La grande vadrouille", la saga des "Gendarmes de Saint-Tropez" ou encore la trilogie de "La Septième Compagnie". À cette occasion, Télé-Loisirs a retrouvé l'acteur Henri Guybet, soldat de 2e classe dans les deux derniers volets "On a retrouvé la 7e compagnie" et "La septième compagnie au clair de lune". Celui qui a remplacé Aldo Maccione raconte son aventure aux côtés de Pierre Mondy et Jean Lefebvre.

À chaque diffusion, la trilogie sortie en 1973, 1975 et 1977, engendre de belles audiences. À tel point que quarante-cinq ans après la sortie du second volet, Henri Guybet se fait toujours arrêter dans la rue : "Je vais vous raconter une anecdote. Récemment, j'attendais à la caisse du supermarché. Près de moi, il y avait un monsieur avec son petit garçon. Le père dit : 'Tu vois là, le monsieur à côté ? C'est Tassin de la 7e compagnie.' Le môme s'est approché de moi, il m'a dévisagé sans dire un mot, il est retourné près de son père et lui a dit : 'Non, celui-là, il est trop vieux.'"

"Au début, j'y suis allé moyennement convaincu"

Lorsqu'on lui propose de remplacer Aldo Maccione dans le second volet, l'acteur n'est au départ pas convaincu : "J'ai trouvé ça très bizarre. Après, j'ai bien compris qu'Aldo Maccione ne voulait pas jouer dans la suite parce qu'il trouvait que la solde n'était pas assez intéressante ! Au début, j'y suis allé moyennement convaincu. Je me disais 'les deuxièmes parties, parfois, ça marche moins bien...'" Finalement l'acteur a accepté l'offre : "Je rejoignais des gens que j'aimais beaucoup. J'avais une certaine tendresse pour Robert Lamoureux, je trouvais que c'était un homme qui écrivait bien. Pierre Mondy, je l'adorais, je l'avais connu comme metteur en scène au théâtre, un grand acteur. Jean Lefebvre, c'était un vieux copain... Et puis, j'ai été enfant pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela m'amusait de rejouer cette période. Quand je me suis vu dans le film, j'ai eu l'impression de voir mon père."

Une triste période mise en scène de façon comique, dont le tournage a été "génial". "Oh oui ! On disait et faisait beaucoup de bêtises. C'était génial, je réalisais mes rêves d'enfant. Comme celui de conduire une locomotive ! Vous savez, je dis toujours que La 7e compagnie, c'est la seule guerre que j'ai aimé faire ! On m'en avait fait faire une avant, je n'avais pas du tout apprécié [la guerre d'Algérie, ndlr]... Là, on était comme des enfants qui jouent aux Indiens et aux cow-boys", raconte Henri Guybet.

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