Les hommes aussi pleurent à l'écran : la preuve en 10 scènes culte

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Al Pacino dans "Le Parrain, 3e partie" (1990) de Francis Ford Coppola
Al Pacino dans "Le Parrain, 3e partie" (1990) de Francis Ford Coppola
Scène finale d'anthologie, la fusillade sur les marches du Théâtre Massimo à Palerme est ancrée dans la mémoire de tous les cinéphiles. À la sortie d'une représentation d'un opéra, Michael Corleone (Al Pacino) et sa famille, en tenues de gala, sont les cibles d'un tueur à gages. Au lieu d'atteindre le patriarche, le tireur tue la jeune Mary (Sofia Coppola) d'une balle dans la poitrine. Alors que son sang se répand sur sa robe virginale, la fille du clan n'a le temps que de se tourner vers son géniteur pour prononcer un simple "Papa ?!" avant de s'évanouir. Pour la première fois de la saga, Michael chavire. Après plusieurs cris désespérés dans l'espoir de ranimer sa fille, le mafieux laisse exploser sa souffrance. Tel le tableau "Le Cri" d'Edvard Munch, le Don prend sa tête entre ses mains et se tord de douleur, bouche grande ouverte et yeux exorbités. Au son diégétique se substitue une musique d'orchestre, laissant le hurlement du personnage inaudible, aussi perdu que vain. Les plus grandes peines sont parfois muettes.
5/10
Elodie Falco, Jellyfish France

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