L'univers onirique de David Lynch en 10 classiques

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"Elephant Man" (1981)
"Elephant Man" (1981)
Chef-d'oeuvre absolu, "Elephant Man" répond à une volonté de David Lynch d'humaniser un être déshumanisé de son vécu, longtemps considéré comme un monstre même après sa mort. Par son apparence exceptionnellement difforme, Joseph Merrick (appelé John dans le film), ce Britannique ayant vécu entre 1862 et 1890, est devenu un phénomène de foire. Malgré toutes les idées préconçues sur l'homme et son cas médical encore non élucidé, l'acteur John Hurt parvient à montrer toute l'humanité, la sensibilité et la lucidité de cet être entouré d'immoralité. Il en devient un personnage bouleversant, non un divertissement. Au sommet de l'oppression lors de la séquence dans la station de métro, le héros hurle d'une voix presque inaudible une réplique désormais culte : "Je ne suis pas un animal, je suis un être humain." Cette phrase est une vérité transposable à tous les films qui évoque aussi la transgression des codes sociaux et moraux, à chaque corps hors des standards.
1/10
Elodie Falco, Webedia

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