Des planches à l’écran, les comiques ont la cote

publié le 5 septembre

A l’instar d’Eric Judor dans le film Wrong de Quentin Dupieux qui sort en salles, les comiques issus du one-man-show sont de plus en plus sollicités par les réalisateurs dans des registres plus sérieux.

Un comique qui fait rire sur les planches avant d’émouvoir sur les écrans, ce n’est pas une nouveauté. Aujourd’hui, une expression est même devenue courante dans le langage médiatique : faire son « Tchao Pantin  ». Cela fait référence à Coluche qui, après avoir fait rire les spectateurs sur scène et dans les comédies, avait obtenu la reconnaissance critique dans un registre plus dramatique - Coluche a obtenu un César.

Wrong n’est pas encore le « Tchao Pantin  » d'Eric Judor , le compère de Ramzy Bédia , mais c’est déjà une nouveauté. Dans ce film expérimental, le comique joue, en effet, le rôle d’un jardinier anglophone (un peu) fou. Un personnage à contre-emploi pour celui qui s’est révélé sur scène avec Ramzy en 1997. Les comiques issus du one-man-show ont, donc, la cote. Jamel Debbouze en est l’illustre exemple avec ses prestations remarquées dans Angel-A de Luc Besson en 2005 et surtout dans Indigènes de Rachid Bouchareb. Franck Dubosc a également changé de registre cette année dans le film 10 jours en or, tout comme Michaël Youn qui va jouer dans La Traversée, un thriller prévu pour le mois d'octobre. Enfin, on peut également citer l’excellent Gaspard Proust (dans L’amour dure trois ans) ou Manu Payet (bientôt à l’affiche de Nous York ). Les exemples ne manquent pas !

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