Décès de Rémy Julienne : 3 films qui ont fait de lui un cascadeur de légende

Décès de Rémy Julienne : 3 films qui ont fait de lui un cascadeur de légende©CEDRIC PERRIN, BestImage

, publié le 22 janvier

Il était de ceux qui font le cinéma d'action sans en tirer la plus grande gloire. "Le cinéma d'action existe grâce aux cascadeurs. Ils méritent à leur tour d'entrer dans la lumière et d'être honorés publiquement, au même titre que les acteurs, pour leurs performances", disait Rémy Julienne de son vivant. À 90 ans, touché par la Covid-19, le cascadeur aux 1400 productions cinématographiques s'est éteint dans la nuit de jeudi 21 à vendredi 22 janvier 2021. Retour sur trois longs-métrages qui ont fait la légende.

"Fantômas" (1964) d'André Hunebelle

Rémy Julienne entre dans l'univers du film d'action en 1964. Sept ans après avoir été sacré champion de France de moto-cross, le cascadeur réputé Gil Delamare l'engage pour réaliser des acrobaties à moto lors de la poursuite finale du premier volet de "Fantômas", doublant ainsi Jean Marais. Si l'acteur a réalisé lui-même la plupart des cascades présentes dans le long-métrage, c'est le début d'une grande carrière pour Rémy Julienne, qui entre dans le cercle très fermé des cascadeurs où Gil Delamare et Jean Sunny brillent déjà.

"Le Casse" (1971) de Henri Verneuil

Il était l'homme derrière toutes les folies de Jean-Paul Belmondo. De la comédie de Gérard Oury "Le Cerveau" (1969) à "L'As des as" (1982) en passant par "Le Professionnel" (1981), Rémy Julienne a travaillé sur des dizaines de films avec l'acteur de légende. Et c'est pour lui qu'il a réalisé l'une de ses plus brillantes performances. Dans "Le Casse" de Henri Verneuil, Rémy Julienne offre une scène d'anthologie, l'une des courses poursuites les plus longues du cinéma. Pendant une dizaine de minutes, le cascadeur sillonne les routes d'Athènes à grande vitesse sans que l'équipe de tournage ne fasse arrêter la circulation. C'est dans ces conditions qu'il finit par s'encastrer dans une bordure de route, afin d'éviter une voiture qui arrive en face.

"Rien que pour vos yeux" (1981) de John Glen

Bien qu'il ait affirmé son talent dans de nombreuses productions à travers le monde, l'ambitieux Rémy Julienne a encore un rêve. Et s'il l'ignore encore, il s'apprête à le réaliser. En 1978, Pinewood Studios et Eon Productions le contactent et c'est le début de l'aventure James Bond. Rémy Julienne intervient pour la première fois dans le douzième volet de la saga "Rien que pour vos yeux" de John Glen avec Roger Moore dans le rôle-titre. Au total, il assiste l'agent 007 dans six de ses épopées dont "Octopussy" (1983) et "Dangereusement vôtre" (1985). À propos du cascadeur, Roger Moore dira ces mots, comme le rapporte Vanity Fair : "Sans Rémy Julienne, James Bond n'aurait jamais existé."

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