Décès de Jean-Pierre Marielle : 5 choses à retenir de sa carrière

Décès de Jean-Pierre Marielle : 5 choses à retenir de sa carrière©DENIS Laurent/FTV, DR

Solène Filly, publié le 25 avril

L'immense acteur français, qui comptait plus de 100 films à son actif, est décédé à l'âge de 87 ans le 24 avril 2019 des suites d'une longue maladie. Retour sur les moments clés de sa carrière.

La "bande du Conservatoire"

S'il a commencé à jouer la comédie dès le lycée, c'est en intégrant le Conservatoire national que Jean-Pierre Marielle se lance définitivement dans une carrière d'acteur. Il y fait la connaissance de Jean Rochefort, son grand ami, ainsi que d'Annie Girardot, Françoise Fabian, Bruno Cremer, Jean-Pierre Mocky ou Claude Rich, mais aussi Jean-Paul Belmondo. Ce groupe d'étudiants est alors surnommé la "bande du Conservatoire", ou la "bande à Bébel". Ils se retrouvent régulièrement au théâtre, mais aussi dans les bistrots, Rochefort décrivant la troupe comme des "fainéants et des glandeurs" dans son livre "Ce genre de choses", comme le rappelle Le Point.

Des théâtres et cabarets au cinéma

Il débute donc sa carrière dans les années 1950. Malgré sa voix grave, reconnaissable entre toutes, qui lui permet d'obtenir des rôles de personnages plus âgés, le cinéma va d'abord le bouder. Marielle se tourne alors plutôt vers le théâtre et le cabaret, au côté de Guy Bedos. Il faudra attendre les années 1960 pour que le septième art lui ouvre vraiment ses portes. C'est le début d'une histoire d'amour qui durera six décennies. Il ne délaissera pas pour autant les planches et s'y produira tout au long de sa vie, jusqu'en 2014, dans "Love Letters", au Théâtre Antoine à Paris.

Un acteur prolifique

Jean-Pierre Marielle enchaîne alors les rôles et tourne dans plus de 100 films et pour les plus grands réalisateurs, comme Claude Berri, Bertrand Blier, Patrice Leconte ou encore Claude Lelouch, en 2000. Ce sont ses rôles dans "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier en 1974 ainsi que dans "Les Galettes de Pont-Aven" de Joël Séria, l'année suivante, qui scellent son statut d'acteur incontournable. Ce dernier lui vaudra d'ailleurs d'obtenir sa première nomination aux César.

De tous les registres

"J'adore ça, jouer les cons !", déclarait-il au Figaro Magazine en 2010. Au cours de sa carrière, il a souvent donné vie à des personnages un peu naïfs ou rêveurs, mais il a marqué le public aussi bien dans un registre comique que dramatique. Dans l'un de ses derniers films, "Des roses en hiver", il incarne un homme atteint d'une maladie incurable qui souhaite recourir à l'euthanasie. En 2006, il s'illustre aussi dans le blockbuster américain le "Da Vinci Code" et, l'année suivante, prête sa voix à un dessin animé Pixar : "Ratatouille".

Boudé par les César

Malgré ses nombreuses performances saluées à la fois par la critique et le public, il fait partie de ces acteurs qui n'ont jamais reçu de César, et ce, malgré 7 nominations pour "Les Galettes de Pont-Aven" mais aussi pour "Coup de torchon" en 1982, "Quelques jours avec moi" en 1989, "Tous les matins du monde" en 1992, "Max et Jérémie" en 1993, "La Petite Lili" en 2004 et enfin "Faut que ça danse !" en 2008. Peu importe, il n'a de toute façon jamais assisté à la cérémonie et déclarait même : "Les César ? J'en ai rien à foutre, je ne suis pas un acteur de tombola. L'important, c'est devant la caméra. C'est servir un auteur, en découvrir un nouveau."

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