Cérémonie des César : le président Alain Terzian répond à la polémique

Cérémonie des César : le président Alain Terzian répond à la polémique©BestImage, BestImage

, publié le 27 janvier

Dans un long entretien au magazine Le Film Français paru vendredi 24 janvier 2020, le président de l'Académie des Arts et des Techniques du Cinéma a réagi aux polémiques sur les César.

La Société des Réalisateurs de Films pointait du doigt, lundi 13 janvier 2020, des dysfonctionnements dans l'organisation des César liés à des "agissements opaques et discriminatoires indignes". Face à la polémique qui ne cesse d'enfler, Alain Terzian, le président des César, a décidé de répliquer. Dans le magazine Le Film Français, il nie les accusations de la SRF : "Il n'y a rien qui ne soit pas transparent, non conforme aux statuts et aux règlements. Rien ne se fait de mon proche chef. Je ne peux pas être plus clair. Si je ne me sens pas en état de maintenir l'ensemble des exigences artistiques et économiques des César, je me replierais. Je ne transigerai pas avec les principes. Je ne veux pas d'un champ de ruines anarchique. Je suis surpris des procès d'intention qui me sont faits." Selon le producteur de films, ces critiques acerbes viendraient simplement du "mal-être d'une époque".

"Je suis pour l'ouverture, l'écoute, la discussion"

Alors que l'annonce des nominations de cette 45e édition sera faite le 29 janvier, Alain Terzian est interrogé sur l'avenir de l'événement et les possibles améliorations à apporter. "Je ne serais pas l'homme qui dira, 'Il faut tout casser !' Je veux respecter des statuts fondateurs qui ont du sens. Je n'ai rien contre des ajustements à la marge. Sans doute avons-nous manqué, peut-être, d'écoute. Il y a probablement des choses à corriger. Je suis là pour recueillir toutes les idées. Si quelqu'un veut tout renverser, qu'il crée une autre manifestation", a-t-il objecté.

Pour contrecarrer le "fait du prince" évoqué par la SRF, il a mis l'accent sur la prétendue accessibilité de cette remise de prix. "Je suis pour l'ouverture, l'écoute, la discussion. On m'a reproché de privatiser les César à mon profit. Alors que je les ai rendus au cinéma. Je peux entendre que je n'en ai pas assez fait sur les 30 dernières années, mais je ne vois pas beaucoup de monde pour remonter le drapeau du cinéma français dans tout un tas d'actions", a-t-il rétorqué.

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