Brad Pitt reboot le polar tarantinesque avec Cogan : Killing Them Softly

Brad Pitt reboot le polar tarantinesque avec Cogan : Killing Them Softly
Cogan : Killing Them Softly

publié le 15 novembre

Ce n'est peut-être pas un simple hasard si Brad Pitt a enchaîné Inglorious Basterds de Quentin Tarantino et le polar Cogan : Killing Them Soflty réalisé par Andrew Dominik. Placées sous le sceau de la crise et du désespoir, ces retrouvailles après L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007) symbolisent une nouvelle phase du polar hollywoodien qui ne manque pas de se mesurer aux classiques de Tarantino.

Personnages décalés, dialogues expansifs, violence extrême, mise en scène léchée, la deuxième collaboration de Brad Pitt et Andrew Domink prend des accents tarantinesques pour raconter comment un tueur à gages est engagé par la mafia pour retrouver deux gangsters qui se sont risqués à dépouiller les chefs d'un bled américain.

Mais aux références pop de Tarantino, Dominik préfère un sous-texte politique très appuyé, alimenté par des nombreux discours à la télévision. À l'heure où la crise bouleverse les fondations du capitalisme, personne n'échappe aux coups durs, pas même ceux qui contournent la loi. Jackie Cogan résume d'ailleurs dans la dernière scène, vouée à être culte, ce que sont réellement les Etats-Unis. Avec un cynisme désarmant pour clôturer ce film qui donne une nouvelle impulsion au polar branché.

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