Béatrice Dalle se souvient d'une scène de nu "horrible" avec Jean-Hugues Anglade

Béatrice Dalle se souvient d'une scène de nu "horrible" avec Jean-Hugues Anglade©Nana Productions, Sipa

, publié le 5 janvier

À l'occasion de la diffusion de "37°2 le matin" (1986) de Jean-Jacques Beineix sur France 5, la spontanée Béatrice Dalle est revenue sur le tournage du film qui a fait d'elle une star.

Lundi 4 janvier 2020, Le Parisien a interrogé l'actrice avant la diffusion, le soir-même sur France 5 de son premier passage au cinéma. Totalement étrangère au monde du septième art, la jeune femme n'a que vingt ans lorsque l'oeil de lynx de l'agent et producteur Dominique Besnehard la repère. "Dominique m'avait vue en une du magazine Photo. Il m'a appelée. Il pensait que tout le monde voulait faire du cinéma, mais moi, j'en avais rien à foutre : j'étais une petite meuf qui vivait dans des squats, je ne connaissais aucun acteur. Je ne l'ai pas trouvé assez aimable. Alors, je lui ai raccroché au nez. Dominique m'a rappelée et est venu me chercher dans mon squat", a-t-elle expliqué. Elle a poursuivi : "On a pris un café en face de la Comédie-Française, il m'a parlé de '37°2...'. Puis, on est allés dans une librairie : en me voyant, le type de la caisse a dit 'Cette fille ressemble à l'héroïne du livre de Philippe Djian ('37°2 le matin') !" Celle qui se décide à accepter le premier rôle de l'adaptation de l'oeuvre fait donc face à Jean-Hugues Anglade dans la peau de Zorg. Béatrice Dalle a livré des détails sur le tournage de leur célèbre scène torride.

"Il fallait faire des gros plans, alors on devait refaire des prises chacun de son côté"

La moins payée de l'équipe, avec un cachet de 80 000 francs, s'est rappelée de cette séquence difficile. "Super pudique" et sans expérience dans le cinéma, Béatrice Dalle a été marquée par ces instants immortalisés par la caméra : "C'était horrible. On ne m'avait pas prévenue que toute l'équipe serait sur le plateau. Il fallait faire des gros plans, alors on devait refaire des prises chacun de son côté, Jean-Hugues et moi. À la première projection du film, ma mère était derrière moi : je viens d'une famille religieuse, catholique, alors je me suis fondue sous le siège. Mais je suis fière du film : il n'y a pas de scène gratuite." Des instants gênants qui ne l'ont pas empêchée de maintenir le lien avec son partenaire de jeu : "On ne se voit presque pas, mais Jean-Hugues sera toujours dans mon coeur. Chaque année, on s'envoie des messages pour se souhaiter une bonne année : il signe Zorg, je signe Betty."

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