Anne Parillaud dénonce les méthodes d'un cinéaste : "C'est un tyran"

Anne Parillaud dénonce les méthodes d'un cinéaste : "C'est un tyran"©Gouhier Nicolas - Anne Parillaud à l'inauguation du Sofitel Paris Le Faubourg à Paris, le 5 mars 2015., Abaca
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, publié le 17 mai

Les coulisses des plateaux de tournage recèlent d'histoires sombres. Dans le courant de l'émission On est en direct, diffusée samedi 15 mai 2021 sur France 2, Anne Parillaud a délié sa langue pour dénoncer les abus d'un réalisateur.

Son livre psychologique "Les Abusés", sorti aux Éditions Robert Laffont fin avril dernier, est le témoignage de l'introspection d'Anne Parillaud, qui a sondé les recoins et les refoulements de sa vie personnelle comme professionnelle. Après avoir évoqué ses sérieux doutes sur l'attitude de son père et expliqué l'effet qu'avait eu Alain Delon sur sa personne, la Nikita de Luc Besson vient de lâcher une nouvelle bombe en notifiant le comportement d'Amos Gitaï derrière la caméra. Cette expérience de tournage horrible remonte à 2004, pour le long-métrage sur la traite des prostituées "Terre promise". "C'est vrai, c'est un metteur en scène tyrannique. C'est à dire que j'ai adoré Amos avant, je l'ai adoré même après, mais je l'ai détesté pendant", a-t-elle commencé par se remémorer.

"Pendant qu'il tourne, il devient un monstre"

Celle qui a "éprouvé un plaisir douloureux, masochiste" a révélé : "C'est un tyran. C'est quelqu'un qui est très difficile, qui vous humilie, qui vous met dans un état d'humiliation, d'emprise, lui aussi. C'est quelqu'un qui dénonce des drames, qui veut témoigner de son pays et qui, en fait, pendant qu'il tourne devient, lui, un monstre. C'est comme s'il transférait la monstruosité qu'il dénonce en lui. Et il l'incarne et, donc, il nous la fait vivre à tous." Aussi surprenant soit-il, Anne Parillaud ne serait toutefois pas contre réitérer l'expérience avec le cinéaste. Avec l'âge, elle aurait "compris les clés, la mécanique, la façon dont il dirige" : "Du coup, je pourrais me partager et compléter en fait, plutôt que de me révolter ou d'être en confrontation." Serait-ce une invitation ?

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