4h44 l'heure de la fin : Le cinéma en mode apocalypse

4h44 l'heure de la fin : Le cinéma en mode apocalypse
4h44 Dernier jour sur Terre

publié le 19 décembre

Pour les Mayas, le monde s'arrête le 21 décembre 2012. Pour Abel Ferrara , c'est à 4h44 avec Willem Dafoe et sa compagne Shanyn Leigh, couple réuni dans un New York sur la brêche. Présenté à la Mostra de Venise, 4h44 Dernier jour sur Terre n'est qu'une énième exploration de la fin du monde, survenue quelques mois après les mémorables Melancholia de Lars von Trier et Take Shelter de Jeff Nichols, dévoilés à Cannes.

Pour des dizaines de films hollywoodiennes centrés sur une fin du monde spectaculaire, avec le 2012 de Roland Emmerich en chef de file, il existe des œuvres plus confidentielles et nettement plus marquantes. Blindness de Fernando Meirelles, avec Julianne Moore et Mark Ruffalo, imagine ainsi une mystérieuse épidémie de cécité qui renverse la civilisation, et en révèle les failles. Avec là encore Julianne Moore, Les Fils de l'homme réalisé par Alfonso Cuaron et porté par Clive Owen, se déroule dans un monde où l'humanité est stérile, forcée à observer la dernière génération de l'espèce condamnée. Entre les deux, Perfect Sense avec Ewan McGregor et Eva Green prive peu à peu les gens de tous leurs sens.

La fin du monde peut aussi être une expérience pop et folle avec Southland Tales de Richard Kelly et Kaboom de Gregg Araki, deux trips sous acide inclassables. Les Derniers jours du monde des frères Larrieu, avec Mathieu Amalric, Karin Viard et Catherine Frot, en est probablement le reflet.

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