Tel père, tel fils : le film de société qui a bouleversé Spielberg

Tel père, tel fils : le film de société qui a bouleversé Spielberg

Tel père, tel fils

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publié le 26 décembre

En mai dernier, le Japonais Hirokazu Kore-Eda remportait le Prix du Jury du Festival de Cannes grâce à Tel père, tel fils. Retour sur une réussite projetée dans les salles obscures depuis ce mercredi.

Le seizième film du réalisateur de Still Walking raconte l'histoire d'un architecte obsédé par la réussite professionnelle dont la famille idéale éclate quand il découvre qu'il y a eu un échange de nourrissons à l’hôpital. Ce scénario plutôt classique prend ici une toute nouvelle orientation grâce à une mise en scène proche du documentaire et des acteurs talentueux : Masaharu Fukuyama, Machiko Ono et Lily Franky

Acclamé au Festival de Cannes, Tel père, tel fils s'impose comme une réflexion japonaise sur la paternité. Celle-ci, généralement décrite comme moins viscérale que la maternité, s'avère donc plus laborieuse. Hirokazu Koreeda en dit, lors d'une interview accordée à Blouinartinfo : "C'est en devenant parent que l'on apprend le plus sur les enfants. [...] Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas réfléchir au genre de père que je voulais être pour ma fille avant d'avoir analysé et digéré la relation que j'avais avec mon propre géniteur".

Mais à travers son film, il propose également une étude, à la fois honnête et délicate, de la société japonaise, de son identité et plus précisément de sa bourgeoisie. Il explique : "Le Japon avait vraiment cette culture de l'entreprise comme entité suprême à laquelle on dédie son existence. Maintenant que cet idéal est brisé, les gens cherchent à donner un nouveau sens à leur vie. Au Japon, l'individualisme n'a jamais eu le même succès qu'aux États-Unis. Les Japonais sont trop sensibles pour ça. Du coup, ils commencent à se laisser exploiter par un nationalisme qui les absorbe complètement". Il en ressort un drame de deux heures proposant aux Européens de pénétrer les particularités culturelles d'une île méconnue.

Le cinéaste prouve une fois de plus son génie et s'impose comme l'un des réalisateurs japonais les plus doués de sa génération. Quant à, Tel père, tel fils, il séduit tant que Steven Spielberg souhaite en chapeauter l'adaptation américaine.

Crédit photo : DR

 
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