On a vu, on a aimé : The Revenant, la claque visuelle de la semaine

On a vu, on a aimé : The Revenant, la claque visuelle de la semaine©Twentieth Century Fox, DR
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Pauline Julien, publié le 24 février

Un an seulement après avoir remporté quatre Oscars pour Birdman (dont meilleurs film et réalisateur), Alejandro Gonzalez Inarritu revient avec son nouveau long-métrage, le très attendu et déjà multi-récompensé The Revenant. Porté par un Leonardo DiCaprio à son sommet, ce western brut et sans concession est sans conteste notre coup de coeur de la semaine.

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l'amour qu'il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l'homme qui l'a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

La rencontre entre ces deux titans du cinéma contemporain que sont Alejandro Gonzalez Inarritu et Leonardo DiCaprio avait de quoi faire rêver. Et le résultat est à la hauteur de l'engouement généré par le film. La star de Titanic et Inception livre ici sa prestation la plus monumentale, littéralement transcendé par son personnage de trappeur vengeur à qui il confère une bestialité et une puissance inégalables. Le priver d'Oscar cette année ne serait donc que pure hérésie. L'acteur peut par ailleurs compter sur une brochette de seconds rôles parfaitement maîtrisés, de Tom Hardy à Domhnall Gleeson, en passant par la performance remarquable du jeune Will Poulter.

Quant à Alejandro Gonzalez Inarritu, il signe avec The Revenant un petit bijou de cinéma, plongeant le spectateur en apnée durant 2h36 au coeur d'une nature inhospitalière via une caméra ultra mobile et virevoltant au gré du paysage, tout en faisant corps avec ses personnages. 2h36 au cours desquelles le cinéaste met nos sens à l'épreuve tout en parvenant à sublimer chaque plan de son long-métrage. L'ensemble reste sous-tendu par la superbe musique de Ryuichi Sakamoto et Carsten Nicolai, qui renforce encore le sentiment d'oppression inhérent à l'épopée sauvage qui nous est présentée.

En bref, The Revenant est une véritable claque sensorielle, un chef-d'oeuvre visuel autant qu'un hallucinant film d'acteurs dont on ne ressort pas indemne. À ne surtout pas rater et à découvrir sur grand écran dès ce mercredi.

 
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