On a vu, on a aimé : Everest, l'immense récit d'une nature indomptable

On a vu, on a aimé : Everest, l'immense récit d'une nature indomptable©Universal Pictures, DR
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Hawoly Ba, publié le 23 septembre

Deux ans après 2 Guns, le réalisateur islandais Baltasar Kormákur revient dans un tout autre genre. En effet, avec Everest, le cinéaste emmène tout bonnement son public à l'ascension du plus haut sommet du monde avec un casting cinq étoiles. Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, le film suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut. C'est notre coup de coeur de la semaine, et on vous explique pourquoi.

Avant d'être le récit d'une tragédie humaine, Everest est surtout un grand spectacle, du moins, pour ce qui est de la première partie du film. Baltasar Kormákur saisit parfaitement la nature en même temps belle et capricieuse de la montagne pour en offrir une aventure à couper le souffle, où l'irrésistible risque que représente cette montée devient synonyme d'un incroyable courage. L'héroïsme n'y est pas non plus poussé à son paroxysme, chacun des protagonistes ayant parfaitement conscience du danger et de sa propre peur, offrant ainsi un époustouflant réalisme aussi bien dans la mise en scène que dans l'écriture des personnages. Ces derniers sont d'ailleurs nombreux et le film peut se reposer sur un énorme casting.

Finalement est-ce que cette force n'est pas également la faiblesse principale du film ? En effet, le seul vrai reproche que l'on pourrait formuler au film est de multiplier les points de vue au risque de perdre le spectateur dans la tempête où les visages des protagonistes se noient dans un amas immaculé. Robin Wright ne gracie guère le film très longtemps de sa présence, et Jake Gyllenhaal n'est finalement pas si indispensable que cela. Ceci étant dit, les performances de Jason Clarke, Josh Brolin et John Hawkes sont particulièrement puissantes. Sans soute pas aussi incroyable que celle livrée par Emily Watson dans sa position de relai entre tous les grimpeurs en détresse, mais la direction d'acteurs est ici clairement l'un des points forts.

Haletant, émouvant et saisissant, Everest est un film qui se ressent jusqu'à l'os et dont on ressort difficilement indemne. Définitivement l'incontournable de cet automne, à découvrir en salles dès ce 23 septembre.

 
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