On a vu, on a aimé : Dheepan, une Palme d'or brutale et poignante

On a vu, on a aimé : Dheepan, une Palme d'or brutale et poignante©Paul Arnaud / Why Not Productions., DR
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Pauline Julien, publié le 26 août

Trois mois après avoir remporté la Palme d'or du 68ème Festival de Cannes, Jacques Audiard revient sur le devant de la scène avec la sortie en salles du très attendu Dheepan. Un film fort qui touche en plein coeur et qu'on vous recommande vivement.

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

Jacques Audiard est connu pour offrir un cinéma brutal, voire viscéral. Et à ce titre, Dheepan ne déroge pas à la règle. Dès la scène d'ouverture, le spectateur se retrouve plongé en quelques plans seulement dans l'enfer du conflit sri lankais, néanmoins très vite balayé ensuite pour entrer dans le vif du sujet, à savoir : comment se reconstruire dans un pays qui n'est pas le sien et dont on ne parle pas la langue ? Avec Dheepan, le cinéaste met à l'honneur des individus jusqu'à présent totalement absents des salles de cinéma et nous immerge dans leur quotidien, en nous faisant découvrir notre société à travers leurs yeux. "Ce qui m'intéresse surtout avec cette histoire, c'est la façon dont on perçoit l'autre dans la société, raconter ces gens qu'on vire sans les regarder alors qu'ils viennent nous vendre des choses à la terrasse des cafés", expliquait ainsi Jacques Audiard sur la Croisette.

Après Un Prophète et De rouille et d'os, le cinéaste signe avec Dheepan un nouveau film aussi réaliste que violent et à la mise en scène parfaitement maîtrisée. Autre tour de force du réalisateur : l'emploi d'acteurs non-professionnels, Antonythasan Jesuthasan et Kalieaswari Srinivasan, pour incarner le poignant couple vedette du long-métrage qui, au-delà d'une évidente dureté, s'impose finalement comme une véritable ode à l'espérance. En somme, Dheepan s'affirme comme un grand Jacques Audiard et devrait, en plus d'être adoubé par la presse, séduire les fidèles du cinéaste. En salles dès aujourd'hui.

 
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