On a vu, on a aimé : Antigang, L'Arme fatale à la française

On a vu, on a aimé : Antigang, L'Arme fatale à la française©DR
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Pauline Julien, publié le 16 juillet

Comédie d'action dans la pure tradition des classiques du genre de la production américaine des années 80, Antigang s'impose comme un film à part dans le cinéma français. Après avoir fait ses marques dans l'univers des zombies avec La Horde (2010) et Goal of the Dead (2014), Benjamin Rocher revient au polar pour réaliser ce qu'il espérait être un savoureux mélange entre L'Arme fatale et Piège de cristal. On a vu le film en avant-première : verdict.

Serge Buren est un flic de légende, entouré d'une bande de jeunes flics aux méthodes peu conventionnelles. Qu'importe qu'ils utilisent des battes de baseball ou "oublient" le règlement au cours d'arrestations spectaculaires, les résultats sont au rendez-vous ! C'est alors qu'un groupe de braqueurs meurtriers entre en scène, dévalisant avec une facilité déconcertante banques et bijouteries de la capitale, à coup d'armes de guerre et de scénarios imparables. Face à tant d'ingéniosité et de brutalité, Buren et son unité se retrouvent confrontés à une situation délicate : leurs méthodes expéditives suffiront-elles à arrêter ces criminels autrement plus machiavéliques ?

Icone du polar à la française depuis Nikita et Léon, Jean Reno campe ici un vieux flic bourru aux méthodes peu orthodoxes. À ses côtés, Alban Lenoir - vu récemment dans Un Français - incarne le jeune chien fou à l'humour ravageur et fidèle acolyte de Reno. Un équilibre des genres et des générations pour un tandem qui tient ses promesses : des scènes d'action musclées, une dérision habilement répartie et une sensibilité à fleur de peau.

Antigang joue en permanence avec les codes du genre, s'amusant tantôt à les appliquer, tantôt à les caricaturer. La grande force du long-métrage réside d'ailleurs dans le fait que Benjamin Rocher ne se prend jamais vraiment au sérieux, osant même faire appel aux Poetic Lover pour compléter sa BO... Désireux de réaliser un film dégagé de tout réalisme, le cinéaste plonge ses comédiens dans un Paris quasi futuriste et semble prendre un plaisir presque enfantin à tourner chaque scène. En bref, un film fun comme on en voit rarement dans la production hexagonale, signé par un jeune cinéaste nourri aux actionners des 80's. De quoi séduire les amateurs du genre, nostalgiques de la grande époque des John McLane et autre Martin Riggs.

Antigang sortira le 19 août prochain.

 
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