Le Dernier des injustes : Claude Lanzmann poursuit son devoir de mémoire

Le Dernier des injustes : Claude Lanzmann poursuit son devoir de mémoire

Le dernier des injustes

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publié le 13 novembre

Présenté hors-compétition en mai dernier à Cannes, Le Dernier des injustes de Claude Lanzmann sort ce mercredi dans l'Hexagone. Tourné en majeure partie en 1975, ce documentaire hors norme nous emmène à la rencontre de Benjamin Murmelstein, seul responsable du Conseil Juif du ghetto de Theresienstadt à avoir survécu à la guerre.

Alors en plein développement de son oeuvre-fleuve Shoah, Claude Lanzmann décide de passer une semaine avec Benjamin Murmelstein pour enregistrer son témoignage unique. Les rushs, d'abord envisagés pour être intégrés à Shoah, ne lui serviront finalement que 38 ans plus tard. Le cinéaste revient alors sur les lieux de l'horreur, pour mieux exhumer cet extraordinaire témoignage. "Theresienstadt, c'est une histoire folle, c'est pour moi l'acmé de la cruauté. [...] Je ne pouvais pas faire un film objectif là-dessus, ce n'était pas un film d'historien", raconte Lanzmann.

Avec ce témoignage fort, Claude Lanzmann réhabilite son interlocuteur, longtemps accusé d'être un traître et un collabo. "Je suis plus fier de ce film que de Shoah", confie le cinéaste au JDD à ce propos, expliquant qu'il se sentait redevable envers son hôte. Le film remet également en question la célèbre théorie de la banalité du mal établie par Hannah Arendt. "De quelle banalité s'agit-il ?", s'interroge ainsi Murmelstein dans Le Dernier des injustes en assurant qu'Eichmann "était un démon... fanatiquement antisémite, violent, corrompu". Indispensable et magnifique document de mémoire, Le Dernier des injustes est à ne surtout pas rater. En salles ce mercredi.  

 
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