La Belle et la Bête : l'apologie des violences conjugales ?

La Belle et la Bête : l'apologie des violences conjugales ?©Walt Disney Studios Motion Pictures France, DR
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Pauline Julien, publié le 22 novembre

Alors que la première bande annonce du film live de Bill Condon a rapidement battu des records de visionnage, la version animée de "La Belle et la Bête" se retrouve au coeur d'un bad buzz. Un professeur britannique l'accuse en effet de prôner les violences conjugales.

Si de nombreux cinéphiles en herbe se sont émerveillés devant l'histoire d'amour de "La Belle et la Bête", le classique animé de Disney sorti en 1992, un professeur britannique anonyme livre toutefois une interprétation bien moins romantique de la chose. Ce dernier a ainsi publié en ligne un cours destiné aux 11-16 ans et intitulé "Racisme et sexisme chez Disney", dans lequel il dénonce ce qu'il juge être une véritable apologie des violences domestiques.

La femme, seule fautive de sa condition

Le mystérieux professeur analyse ainsi : "La Bête terrifie son foyer et effraie Belle, sa prisonnière. La Bête n'attaque pas Belle, mais la menace de violence physique est bien présente." Une manière, en somme, de légitimer la violence conjugale, alors que l'héroïne parvient à changer son bourreau au fil de l'histoire. Il résume : "Le film dit que si une jeune femme est jolie et douce, elle peut changer un homme abusif en un gentil gentleman. En d'autres termes, c'est la faute de la femme si l'homme abuse d'elle. Et bien sûr, la Bête se transforme en un séduisant prince parce que les gens moches ne peuvent pas être heureux."

Et l'inconnu féministe ne s'arrête pas là, accusant la firme de faire preuve d'un sexisme criant envers la plupart des fameuses princesses de ses classiques animés. Le même professeur montre en effet comment les héroïnes du studio aux grandes oreilles ne peuvent compter que sur leur beauté pour être "sauvées" par un prince charmant. Citons notamment l'exemple d'Ariel dans "La Petite Sirène" qui, pour séduire l'homme de ses rêves, va jusqu'à changer d'apparence physique, quitte à accepter d'en perdre sa voix. "Pas de problème, elle n'a rien d'important à dire de toute façon", ironise le professeur.

Un bien triste constat malheureusement loin d'être isolé au sein de l'univers Disney. Une récente étude montrait notamment que, de manière plus générale, les personnages féminins des films d'animation du studio n'ont que très peu la parole en comparaison de leurs homologues masculins. Il serait grand temps donc, que les majors d'Hollywood réagissent et fassent évoluer un peu les choses à leur niveau.

 
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