I Used To Be Darker : "Une autre voie possible pour le cinéma américain"

I Used To Be Darker : "Une autre voie possible pour le cinéma américain"

I Used To Be Darker

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publié le 23 décembre

Le troisième film de Matthew Porterfield, I Used To Be Darker, confirme son goût pour le cinéma indépendant et humble. Entre désinvolture et réalisme documentaire, le film s'impose comme appartenant à un nouveau genre, le sien.

Matthew Porterfield, professeur d'écriture de scénario à la prestigieuse Johns Hopkins University de Baltimore, réalise son premier long en 2007, Hamilton, acclamé par la critique et intégré à la collection du célèbre MOMA de New-York. S'en suit, en 2010, Putty Hill, et trois ans plus tard donc, I Used To Be Darker, ou l'histoire d'une jeune fille, Deragh Campbell, originaire d'Irlande du Nord qui se réfugie chez sa tante, Kim Taylor, en plein divorce à Baltimore. Un scénario prenant racine dans sa propre vie comme l'explique Porterfield lui-même : "Mon propos était de raconter honnêtement l'histoire d'un divorce et c'est pareil pour Amy. Nous étions passés par là l'un et l'autre", déclare Porterfield.

Entre country et souffrance, le cinéaste réalise une oeuvre non pas plate mais mesurée, tout en justesse et en véracité. Il propose un cinéma esthétique, sensible et humble, s’intéressant à chaque être et n'en favorisant aucun. En résulte des plans simples mais astucieux, un scénario maigre mais suffisant, et des acteurs majoritairement amateurs. Néanmoins, l'homme et son cinéma bousculent la critique : si le Hollywood Reporter lui reproche un manque de "tension dramatique" tout en soulignant une expérimentation admirable par son "caractère informel et spontané", Le Passeur de critique déclare : "Rare sont les occasions au cinéma de contempler la vie à l'oeuvre, et rien que la vie. Ne manquez pas ce film révélateur d'une autre voie possible pour le cinéma américain", quand le Time Out Chicago parle d'un "grand pas en avant".

Une fois de plus, Matthew Porterfield dérange, perturbe et finalement bouleverse les idées préétablies de l'industrie du cinéma. Avec I Used To Be Darker, il s'ancre un peu plus dans ce cinéma nommé indépendant.

Crédit photo : DR

 
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