Henri, le nouveau petit bijou de Yolande Moreau

Henri, le nouveau petit bijou de Yolande Moreau

Henri

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publié le 6 décembre

L'actrice et réalisatrice Yolande Moreau signe son second long métrage, Henri, neuf années après Quand la mer monte. Le film confirme les tendances de celle qui agit également comme scénariste sur ses films : Henri s'impose comme une ode à l’espoir et un concentré de délicatesse.

Henri, la cinquantaine, tient un bistrot près de Charleroi avec sa femme Rita. Leur vie triste et monotone tourne autour de sa passion, les pigeons voyageurs. Quand Rita meurt subitement, Henri, désemparé, décide de se faire aider par Rosette un "papillon blanc", une résidente d'un foyer d'handicapés mentaux. La jeune fille simplement différente, rêve d'Amour, de sexualité, de "normalité" et vient bouleverser l'existence d'Henri.

Yolande Moreau transforme un sujet délicat en une histoire délicieuse. Grâce à Henri, elle porte à l'écran son univers aussi étrange que séduisant. L'actrice et réalisatrice, d'origine belge, se forme à l'école de théâtre de Jacques Lecoq et débute dans des spectacles pour enfants. Après avoir joué dans plusieurs films et interprété l'un des personnages des Deschiens, elle passe derrière la caméra en 2004 avec Quand la mer monte, un film se déroulant dans le Nord de la France et narrant une histoire d'amour sur fond de vie d'artiste. Ce premier essai, salué par le public et la critique, décroche le César et le Delluc de la Meilleure première oeuvre. 

De ce fait, Henri, très attendu, se devait de confirmer ou d'infirmer les débuts de la réalisatrice. L'idée du film naît durant le tournage de Quand la mer monte : attablée pour le déjeuner, Yolande Moreau rencontre un tenancier de bistrot colombophile, le futur Henri. Ainsi, le film met en scène un Pippo Delbono extrêmement touchant en taulier et une Candy Ming fraîche et tendre. Les deux acteurs, acclamés par la critique, portent cette délicate éloge de la tolérance, un second long s'imposant comme une réussite. La cinéaste quant à elle, confirme son talent et, tels les plus grands, affirme sa "patte". Derrière et devant l’écran, Yolande Moreau prouve que démesure et fragilité ne font qu'un, poésie et folie également.

 
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