Disparition du cinéaste iranien Abbas Kiarostami

Disparition du cinéaste iranien Abbas Kiarostami©Hahn-Nebinger-Orban, Abaca
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Marine de Guilhermier, publié le 5 juillet

Abbas Kiarostami, un des plus grands cinéastes de notre temps, s'est éteint ce lundi 4 juillet à Paris des suites d'un cancer, selon l'agence iraniene Isna. Il avait 76 ans. L'Iranien avait permis la reconnaissance mondiale du cinéma de son pays, dont il était l'un des représentants majeurs.

Le réalisateur, qui composa avec la censure imposée par le gouvernement iranien tout au long de sa prolifique carrière, était également un photographe talentueux. Il avait fait ses débuts dans la publicité, avant de mettre en scène son premier long-métrage, Le Passager, en 1974. Un film sur le thème de l'enfance, qui l'a par la suite inspiré à plusieurs reprises.

Peu de temps après, en 1979, la révolution iranienne bouleverse son pays et du même coup son cinéma. Mais Abbas Kiarostami décide de rester en Iran, contrairement à beaucoup de ses confrères qui s'exilent pour pouvoir continuer à travailler librement. Malgré les contraintes, le cinéaste réalise plusieurs chefs-d'oeuvre. Il se fait notamment remarquer sur la scène internationale avec Où est la maison de mon ami ? en 1987. Ce long-métrage ainsi que Et la vie continue (1992) et Au travers des oliviers (1994) fait partie de ce que les critiques ont appelé la Trilogie de Koker. Koker étant le village où se situe l'intrigue de tous ces films.

Dans les années 90, Kiarostami devient une figure emblématique du cinéma iranien et présente un grand nombre de ses productions dans les festivals internationaux. Il entretient notamment une belle histoire d'amour avec le Festival de Cannes, qui le récompense de sa distinction suprême, la Palme d'or en 1997 pour Le Goût de la cerise, un film sur le suicide. Juliette Binoche s'est, quant à elle, vu décerner le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans Copie Conforme en 2010, premier film du maître dans une autre langue que le persan. Le dernier long-métrage d'Abbas Kiarostami, Like Someone in Love - une production franco-japonaise, a également été présenté sur la Croisette en sélection officielle.

 
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