Au bonheur des ogres : ces adaptations réputées impossibles...

Au bonheur des ogres : ces adaptations réputées impossibles...

Au bonheur des ogres

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publié le 15 octobre

De plus en plus présentes en salles, les adaptations littéraires relèvent pourtant du véritable défi pour les cinéastes. Certains osent même s'attaquer aux classiques réputés inadaptables, tentant, sans dénaturer l'oeuvre, d'y apporter leur vision personnelle. Baz Luhrmann , Michel Gondry et Nicolas Bary s'y sont notamment essayés cette année, transposant respectivement au cinéma Gatsby le Magnifique , L'Écume des jours et Au bonheur des ogres .

"Beaucoup de gens pensaient le livre inadaptable, il y a un jeu de mots à chaque phrase ! Mais de nombreux chapitres du roman étaient aussi naturellement cinématographiques, parce que Boris Vian était imprégné de 'pop culture', marqué par le cinéma, la science-fiction, le jazz", explique Luc Bossi , producteur de L'Écume des jours. En effet, ces romans réputés inadaptables le sont souvent en raison de l'univers qu'ils créent, à la fois complexe et foisonnant. Ce fût l'une des difficultés du roman de Vian, c'était également le cas pour Gatsby, ça l'est encore pour Au bonheur des ogres.

Adapté du premier tome de la saga de Daniel Pennac, le film de Nicolas Bary (Les Enfants de Timpelbach ) plonge le spectateur dans l'univers bigarré de la famille Malaussène. Si l'écrivain confie avoir reçu beaucoup de scénarios depuis la sortie de son livre, c'est seulement lorsqu'il rencontre Nicolas Bary qu'il entrevoit la possibilité de le porter sur grand écran. "Je venais de parler pendant une heure du non-désir radical, et, en sortant, je trouve Nicolas et son désir absolu d'adapter le livre. Je lui ai répondu : 'Eh bien, fais le, mon p'tit gars'. Il s'est éloigné du texte, il a utilisé son langage et a eu raison. Une génération s'est réappropriée la thématique des Malaussène. Le copyright est de 1985, mais le film se déroule en 2013, c'est formidable", raconte ainsi Daniel Pennac à L'Express. Porté par les pétillants Raphaël Personnaz et Bérénice Bejo, Au bonheur des ogres renoue plutôt bien avec l'univers haut en couleurs de Daniel Pennac et permet à Nicolas Bary de relever un joli défi. En salles ce mercredi.

 
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